VOYAGE 2014

La préparation se fera au retour de Grenoble. Comme chaque année, je vais dire aurevoir à mes parents. 

Pour ceux qui nous connaissent, un groupe maroc a été créé pour s'informer de la vie hors Maroc et des projets en vue du voyage.

Avant le départ, nous devrions nous retrouver à Orthez avec Sylvie, Roland, Joss, Yoyo pour bosser sur les bus.

Quelques dernières nouvelles, le parking du centre commercial d'Algésiras serait interdit la nuit aux camping-cars. Autre nouvelles pas très gaies, Jérôme du pk 25 est décédé suite à un accident. Il avait 35 ans. Autre mauvaise nouvelle, il est peu probable que Marie m'accompagne au Maroc!

Le départ est prévu aux environs du 15 novembre, avec Yoyo et son bus tout neuf. Les étapes se feronr à Massa et Essaouira pour dépoussiérer les buggy et sans doute à Aglou pour faire voler Yoyo. Les soutes seront bien garnies avec des terrines, du jambon, quelques alcools et des bulles, sans oublier les confits et le foie gras. Il faut bien ça pour tenir 4 à 5 mois.

         

La préparation au départ Maroc s'accélère. Le 4, nous partons faire une visite à la famille, au retour, j'installe la CB dans le camping car et dans le buggy. Je prépare le chargement sans oublier le groupe électrogène que je dois remettre au pacha. Je vérifie tous les joints de fenêtres et de lanterneaux. Je fais la vidange du buggy. Je réfléchis à trouver la place pour  mettre 6 pneus de camping car et 4 pneus de buggy. Imprimer les fiches de police et de douane. Recharger téléphone marocain. Contrôler la pression de 12 pneus... Et partir à Orthez la 2° quinzaine d'octobre pour bosser sur les bus de Yoyo et Roland.

Départ imminent, le 15 matin en passant par l'ouest de l'Espagne, avec le pacha. Roland et Yoyo me prennent 3 pneus chacun, et les 4 pneus du buggy seront dans la capucine. Le pacha devrait récupérer le groupe électrogène. Les bus ne sont pas prêts et partirons au mieux à la fin du mois. Alfreda et Gilbert descendent un peu pplus tard. J'ai eu Marie et René sur Skype, ils sont déja en place, cheveux de feu fait la route avec Christian pour avoir du 220 v tout le long à cause de son appareil d'assistance respiratoire.

 parcours-espagne    parcours Maroc     

15 novembre, départ de Puivert sous les brumes. Arrivée à Orthez vers 16 h. Le groupe électrogène que j'ai acheté pour le pacha n'est pas du tout comme je le pensais une affaire, José a trouvé moins cher sur internet. Le soir, repas en commun, préparé par Sylvie. Le lendemain, montage des 6 pneus neufs de ma bétaillère. Le surlendemain, au moment de prendre la route de l'Espagne, Roland est impuissant à manoeuvrer le ccar du Pacha. Une traction sur un véhicule de ce poid, avec 2 essieux et une remorque, ça ne s'arrache pas comme ça. Départ pour l'Espagne, première étape à Villadolid. Nuit très fraiche. Le lendemain, après avoir vérifié une deuxième fois le serrage des roues, stupeur, une roue jumelée extérieure est à plat. Nous avons parcouru 500 km. Nous regonflons et après 20 km, inspection, la roue se dégonfle. Nous cherchons un garage et le trouvons avec bien du mal. Bilan, c'est le raccord de valve qui fuit. Ouf! Nous nous donnons rendez vous au km 150 après le plein pour ne pas rouler bite à cul. Le Pacha pourra ainsi envoyer les chevaux. Je suis à 17 l aux 100! Je vais calmer et stabiliser entre 100 et 110 km/h.
Au km 150, j'entre dans l'aire 24/24, pas de Pacha! Je prend la suivante 20 km plus loin, personne! puis la dernière grosse station avant Séville, personne! Maintenant, je dois faire au moins 100 km pour dépasser Séville. Je trouve une station, il fait nuit, je m'installe. Nous avons fait environ 700 km aujourd'hui. Il reste 150 pour Tarifa où nous devons prendre le ferry.

les brumes   Orthez la boue   le padok   Espagna

Il est 8 h 48 ce 19 novembre, dans une heure, je serai chez guthuriez  pour les billets.

19 novembre  5 h du matin, il ne fait plus froid. Petit déj sur le pouce et départ pour une station où il y a de la wifi. C'est à la deuxième que je trouve mon bonheur. Re petit déj, une h d'internet et skype avec Marie. Elle devrait me rejoidre fin janvier inch Allah! J'arrive à Algéciras vers 11 h. Je prends les billets chez Guttierez avec mon cake et ma bouteille de cidre. Le pack avec remorque 220 €. Arrivé à midi sur le port, prochain ferry annoncé pour 14 h.Les espagnols sont toujours aussi antipatiques. Le guichetier m'envoie me garer plus loin en tirant une gueule d'enterrement sans me dire ce que je dois faire, je reviens à l'assaut et lui demande s'il est en colère, il dément avec une gueule pas possible. Une h après, je passe enfin le sas, ne m'arrête pas au stop police, le flic me court après en me regarde comme si j'avais commis un meurtre. Lui non plus n'a pas appris à sourire. Arrivé au quai, je compose un SMS pour le pacha quand la sonnerie m'interrompt. C'est lui, rendez vous à Kénitra. Le ferry arrive avec une h de retard et le déchargement/chargement prend presque 2 h. Enfin parti. A la douane, le préposé me demande pourquoi les 2 véhicules sont à mon nom. Ca ne durera pas trop longtemps, la nuit tombe et je dois aller à la première station pour faire le plein. Il n'y a pas de wifi! Je reprend la route et arrivé à hauteur de Tanger, je trouve la station avec wifi. Je dormirai ici. Kénitra ce sera pour demain inch Allah.

         

20 novembre. Je suis à 145 km de Kénitra, je cherche une station avec wifi. Aucune. Finalement, un marocain me prête sa clée 3 G.  Arrivé à Kénitra, le pacha ne me laisse pas le temps de m'installer et nettoyer tout le bazard. Nous partons en buggy, achat d'une recharge internet, puis plage où il m'invite à déjeuner. Retour par Marjane pour acheter un peu de frais. Arrivé au camp de base, je me connecte. Internet pour un mois. Pas de nouvelle de Roland ni de parafou. René a rechargé mon téléphone marocain à distance, je l'appelle, tout est ok à Dakhla. Nous resterons quelques jours ici. Mon ami Lahcen aimerait me voir au passage à Rabat. Ce n'est hélas pas facile de garer le convoi dans cette ville. Peut être pourra t il venir faire un saut à Kénitra!

Il fait beau à Kénitra, ce qui nous permet de faire un tour dans la ville et d'aller déjeuner sur la plage. Au retour, recharge internet, encore moins cher que l'hiver dernier. Il y a un peu de boulot dont une petite lessive. Le temps va hélas changer et le linge finira de sécher dans le bétaillère. Nous décidons de continuer la route et ne nous arrêterons pas à Essaouira. Après Agadir, le temps se remet au beau et en arrivant à Tiznit, nous nous installons et descendons les buggy des remorques.

      
24 novembre. Pas de bol, il pleut à nouveau. Sylvie et Roland devraient être sur la route de Kénitra à Essaouira. Parafou est toujours en attente de papiers, bloqué en France.
Si le temps continue comme ça, nous continuerons à descendre vers le sud. En attendant, j'en profite pour aller sur internet, mettre mes jeux à jour, le site et FB. Je skype avec Marie, ma frangine qui est en Asie, ceux qui sont déja dans le Sahara et mes voisins de Puivert.

24 novembre. Il pleut, ce sera grand prix F1 sur la nouvelle télé du pacha et le soir, film les tontons flingueurs.

25 novembre, nous prenons la route pour Tantan. Enfin du ciel bleu. La route est pénible, nous franchissons d'abord le col avant Bouizarkane, pas de bol, un camion poussif est devant nous! Nous montons à moins de 20 km/h. Nous sommes quelques véhicules collés au cul de ce camion, à 20 m les uns des autres. Est ce un effet d'optique? Il me semble que la roue gauche de la remorque du Pacha n'est pas parfaitement verticale. Une fois le col franchi, nous nous trainons sur cette route cahotique à 70 km/h et les bus et semi-remorques nous doublent en frôlant exagéremment nos roulottes. Finalement, ne supportant plus ces dépassements intempestifs, je décide de doubler le Pacha pour m'aligner sur la vitesse du trafic. Ce sont les bus qui mènent la danse, je ne peux hélas pas filmer, j'aurais un remake du salaire de la peur. Le route devient de plus en plus cahotique et je stabilise à 90 km/h.

         

A 30 km de Tantan, je vois le Pacha derrière moi qui me fait des appels de phares. Pas facile de s'arrêter ici, il n'y a pas de bas côtés. Je cherche un dégagement pour faire demi-tour, il me téléphone, crevaison remorque. Je parviens à faire demi-tour, le dépasse pour faire demi-tour et revenir derrière lui.

Son essieu est cassé au niveau de la roue gauche et dans l'urgence, il s'est garé hors de la route. Vu les bas côtés non stabilisés, le camion est dans une drôle de posture.  Il fera  nuit quand le dépannage arrivera et nous arriverons à Tantan au même endroit et dans le même garage qui m'avait récupéré au mois de février pour ma roue bloquée. Cette fois, je ne dormirai pas dans le hangar mais sur un parking. Espérons que ça ne dure pas 3 jours!

Nous nous rassurons comme nous pouvons. Nous ne sommes pas seuls, internet fonctionne, ils sont habitués à refaire les essieux et nous finirons la soirée en regardant un film. Demain sera un autre jour inch Allah!

Après examen de l'essieu démonté, il s'avère qu'il était déja fendu sur la moitié. Il a heureusement fini de se briser quand nous étions à faible allure. En attendant la réparation, petit tour en ville et café en terrasse au soleil. 

      

Le lendemain, la réparation effectuée, comme il est déja tard, nous allons nous installer à El Ouatia, en bord de mer. 

27 novembre, prochaine étape prévue, Boujdour. Un épouvantable vent de sable nous contrarie. Ce vent latéral essaie de virer le tapis que j'ai sur le toit. Appel de phares du Pacha, je m'arrête, Il est bien attaché, mais pend lamentablement sur le auvent. Il faut grimper sur le toit pour le fixer plus solidement contre le vent. A chaque croisement des camions, le camping car reçoit une grande claque. Le pacha s'arrête, son lanterneau n'aime pas du tout ces coups de raquette. Il faut attacher avec des sandows. Deuxième appel de phares, je m'arrête, le capos du buggy s'est déboité. Va falloir mettre des vis, en attendant, une cordelette fera l'affaire. L'étape se fera finalement à Foum el Oued, sur le parking du gouverneur. Je suis malade et me couche à 21 h avec deux dafalgan 500. Et le lendemain, je suis bien sûr réveillé à 4 h. Je tourne en rond, je n'ai pas de connexion, alors je joue à Mario kart sur la DS. Dès le lever du jour, je déplace le camion et me colle au Pacha en espérant que ça le réveille. Gagné! Départ 8 h, destination Dakhla avec étape à Boujdour pour retirer des espèces au distributeur et selon l'heure, casser la croute sur place.

         
Arrivé à Boujdour, je cherche une banque, je n'en trouve q'une et impossible de se garer devant. Je fais demi-tour et repasse devant, finalement je peux me garer à 300 m. Je prends mon flouze et redémarre pour trouver une station et faire le plein. Pas de bol, il n'y a plus de station! Je n'ai pas envie de faire demi-tour, je continue doucement pour attendre le pacha et trouver une place pour manger. Je double 3 cyclistes qui me semble être européens. Je m'arrête 1 km plus loin pour les photographier et parler un peu avec eux. Nous pourrons manger ici finalement! Ben non, le pacha ne veut pas! pas grave, j'attends les cyclistes et je mangerai ici. Ils sont français et sont surpris, depuis 2000 km, aucun Ccar ne s'est arrêté.
Il reste 250 km, en avant, nous nous retrouverons à Dakhla.

         
En arrivant à Moussafir, cheveux de feu m'accueille, je salue Christian et Monique, le nouveau gérant vient me saluer. Puis il y a internet et de nombreux fans qui demandent des nouvelles. Demain, une sortie en ville pour quelques courses et dépoussiérer les buggy s'impose.

         

IL PLEUT DANS LE DESERT. Pas 5 mn, mais  depuis deux heures. Je n'avais jamis vu plus de 5 mn de pluie dans le Sahara, et pourtant ce n'est pas un mirage, les gouttes d'eau crépittent sur le toit. Conséquence logique, nous serons envahis de mouches dans les jours qui viennent. 

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