les bronzés font du camping car

Voila, c'est parti pour le sud. Pas de connexion à Tantan, je suis donc dans un cyber.

Elle portait... Sidi Ifni Sidi Ifni Sidi Ifni

Le moins qu'on puisse dire, c'est que nous ne nous ennuyons pas, c'est fou rire sur fou rire! Henning est un suisse étonnant, il y en a! Le sosie de Michel blanc. Mimi prend beaucoup de place dans le camping car, nous lui avons mis Henning dans son lit. La frangine passe son temps à rire aux éclats. Depuis que j'ai expliqué comment on vidait la cassette, plus personne n'utilise le WC du camping car.

Ce soir, à Oued Mafatma, je devrais passer avec ma clée 3 G, je m'appliquerai donc à trier les photos et les mettre sur le site.

Depuis le départ, il y a eu Marjane (un cady plein) Legzira, Sidi Ifni, un bar à bière, un apéro avec Roseline, Rose et José. Tout se passe bien, même si Mimi a découvert qu'elle n'était pas  faite pour le camping car et le quad. Il vaut mieux dire qu'elle est faite pour le quad, mais que le quad n'est pas fait pour elle.

 Oued Mafatma legzira legzira resto poisson

legzira tarzan manger banane Tiznit Tiznit

 

La première soirée, Roseline a fait péter le champagne et nous sommes partis le lendemain matin à 9 h. Etape à Tiznit, repas à Aglou. En arrivant à Ifni, le quad a été débarqué, avons pris l'apéro chez José et nous avons roulé la nuit avec Henning pour la tournée des bars à bière.

Le lendemain, nous avons mangé un poisson à Legzira et visité les arches naturelles.  Le troisième jour, nous avons déjeuné à El Ouatia et arrivés à Oued Mafatma, débarquement du quad, décrochage de la Twingo et punch antillais pour l'apéro. Au cyber, j'ai un message de Denise et un autre de Gérard qui est à Tiznit et y reste trois jours. Il nous rejoindra donc à Dakhla. J'appelle Marie et JP qui sont impatients de savoir  comment se passe la ballade! J'appelle également Thierry, surprise, il est au camping du bled où on est. Pas de bol, nous allons partir et je n'ai pas descendu le quad. Ils restent encore Trois jours et nous rejoindront à Dakhla.

Premier accrochage, mutinerie à bord. Heureusement, il y a plus de fou-rires que de coups de gueule. Pour une fois que je ne bouscule personne pour se lever tôt pour la route, je vais être tranquile pour m'installer avec le PC et mettre mon site à jour. Je leur dis doucement de faire grasse matinée. Et ben, pas de bol, TOUT LE MONDE SE  LEVE et envahit l'espace. GRRRRR! En plus, Henning me pique mon appareil photo, la frangine me pique le gros duvet, Mimi me pique mon espace et les moustiques me piquent le cul.

Je mets tout le monde au garde à vous et le calme revient. Maintenant, je suis sûr qu'un camping car est fait pour deux. Je vais donc prendre un café que m'offre Rose. Roseline est peinarde dans son fourgon, ça l'amuse beaucoup.

A Oued Mafatma, le plateau qui surplombe les falaises est plat et lisse. Il permet des pointes de 90 km/h en quad et je ne m’en prive pas. Ce soir, ce sera « apéro Guturiez », il reste deux bouteilles de cidre ! Nous commandons le pain à Aziz pour le lendemain et nous contemplerons les étoiles avec Henning comme guide.

20 janvier, départ 9 h. La première étape sera Tarfaya. Henning,  passionné d’aviation connait tout de ce haut lieu de l’aéropostale, il corrigera même le gardien du musée qui lui montre un buste de Mermoz alors que c’est Guillaumet ! Nous déjeunerons dans une station au niveau de l’édifice qui représente la frontière Sahara. Paëlla et tagine poisson. Mimi a commandé de la viande, pas de bol, on lui amène du foie et elle n’aime pas ça !

Arrivé à Laayoune, ce sera le premier  barrage. Un à l’entrée de la ville et un à la sortie. C’est à Foum el Oued que nous nous installons pour la nuit sur le grand parking en bord de mer. Mimi nous déclare qu’à Dakhla elle ira à l’hôtel et mangera au restaurant. Les deux autres ne sont pas aussi rustiques que moi,  mais s’adaptent facilement. J’ai souvent roulé à 110, la consommation est de 16 l aux 100 km.Pendant la traversée de la ville, les gamins montent sur la remorque et je suis obligé de m'arrêter pour qu'ils descendent, mais ils remontent aussitôt!

21 janvier, départ 9 h. Il a été voté à l’unanimité que nous irions jusqu’à Dakhla avec une étape déjeuner à Boujdour. La route est longue, lancinante… Le déjeuner se fera sur la plage et sur le pouce. Deux énergumènes passent en quad, je reconnais René ! Nous nous retrouverons à Moussafir.  Pendant la route, je demande à ma sœur de préparer un café en roulant pour  qu’une fois prêt, nous arrêtions un court instant pour le boire. Une fois arrêté, mon Henning sort sa vaisselle, le lait, le cacao… « Qu’est ce que tu fous ? Tu te crois chez ta mémé ou quoi ! » Le pauvre a juste le temps de s’assoir avec son bol qu’il va devoir tenir en équilibre et je démarre en trombe.

Arrivé à Dakhla, Nordine me saute dessus. « Dominique !!!  Tu t’installes avec tes amis dans le coin à l’abri du vent, et tu branches tout le monde sur la prise dans le coin » Je n’ai pas de réseau téléphone et ne peut donc avertit Guy que j’ai ses 100 bières et 24 litres de vin. J’irai demain en quad à la lagune pour boire le café.

22 janvier, je pars avec Henning au km 25 et je retrouve Guy qui après nous avoir servi un café, décide de venir prendre sa livraison. Nous allons ensuite à Dakhla pour retrouver le reste de la bande, mais après deux heures de recherche, nous ne les trouvons pas, nous déjeunons au SAMARKAND et nous allons ensuite ramasser des coquillages dans un endroit que nous n’indiquerons à personne. Ce soir, apéro, il me reste du bourbon, de la vodka, et José a encore du ricard et du gin. Dans peu de temps, ce sera abstinance.

Le modem Inwi ne passe pas ici, je devrai donc aller au cyber pour internet.

 A Oued Mafatma, le plateau qui surplombe les falaises est plat et lisse. Il permet des pointes de 90 km/h en quad et je ne m’en prive pas. Ce soir, ce sera « apéro Guturiez », il reste deux bouteilles de cidre ! Nous commandons le pain à Aziz pour le lendemain et nous contemplerons les étoiles avec Henning comme guide.

RAVITAILLEMENT CARBURANT ARRET TECHNIQUE LAAYOUNE TARFAYA

Mon ami, le docteur Nassiri nous rend visite, nous prenons l’apéro avec Nordine et toute la bande. Je devrais le retrouver à mon retour à Agadir, il y part 3 semaines. J’ai retrouvé Helène et Guy au km 25, j’ai eu Jean Pierre au téléphone qui a eu des nouvelles  de nous par Denise. Il pleut à Atlantica. Ici, en deux mois, il a plu 20 mn.

24 janvier : Mimi vit sa vie dans la chambre qu’elle a louée, elle se fait inviter à droite et à gauche, on ne la voit plus. Nous allons de temps en temps  au centre ville qui est à 6 km en quad ou en Twingo avec José. Je suis allé une nouvelle fois au km 25, il a beau faire 27°, le vent de mer est frais et il vaut mieux mettre une petite veste. Cet endroit est surtout fréquenté par des pêcheurs et les ravitaillements en eau sont un peu compliqués, il faut en effet  faire plus de 25 km pour aller au château d’eau.

25 janvier : Petite virée en ville et au bout de la presqu’ile avec Guy et Marilyne. Nous sommes passés au village de pêcheurs, véritable bidonville où grouille une population essentiellement masculine. Nous ne nous y attardons pas, au retour nous passons en tout terrain et croisons des chameaux.

26 janvier : Mimi est venue régler ses 5 nuits dans le camping car, les 1200 Dh de ravitaillement, la participation au carburant et camping comme il en avait été convenu, soit 15 € par jour. Elle me donne la moitié du règlement prétextant qu’elle avait voyagé avec Roseline. Brigitte se fâche. Mimi lui répond alors que ce n’était pas convenu comme ça au départ, qu’elle aurait du être seule avec moi et qu’elle était venue pour le quad !  Je pense qu’elle est venue dans un autre but ! Je vous laisse deviner.  Ce soir, la frangine fait des crêpes, le suisse savoure ces instants insolites dans le désert.

meme pas peur! Sauvage! Petit le quad! grands espaces

Même dans le desert première manip Boujdour retrouvailles

  Débarquez!

Jeudi, rando  quad organisée... 

Le camping de Moussafir est un véritable carrefour de grands voyageurs. Tous les trois jours, des nomades à deux, quatre ou six roues font étapes avant un périple qui semble extraordinaire, mais qui  est pourtant réalisé et surtout raconté avec simplicité. Le voyage rend modeste !

Adriano Appolloni, milanais, arrive du Burkina avec une KTM chargée à bloc. Son compteur indique 11 000 km et il lui reste 4 000 pour être chez lui. Il a la quarantaine et n’en est pas à son premier raid en solitaire.

Henning se reveille carré touaregs le baroudeur romain

28 janvier : Nous sommes allés avec Henning à la dune blanche en quad. Des pointes à 90 sur le glacis qui borde la mer, des passages de sables fin, des escalades de dunes en 4X2 et des paysages époustouflants. Le panorama ressemble aux photos de la planète  Mars et sur le plateau, les vestiges de poste de guet rappellent l’époque espagnole. Le quad passe partout, mais quand on s’aventure sur les sables mous, même le 4X4 ne nous sort pas de ce plantage collé. J’ai bien fait d’installer un treuil car les deux roues gauches sont complètement engluées et le sabot est collé au sol. Henning en bon montagnard creuse un énorme trou dans lequel il enterre une grosse pierre cerclée du câble et miracle, le quad est décollé avec l’aide du moteur, les quatre roues verrouillées en petite vitesse.

Nous passons  à Oued Vagabond, un véritable oasis en plein désert. Sébastien, sky surfeur vient de construire un complexe où on se sent dans un cocon entouré de sable et de mer. Tout est nickel, la piscine naturelle se remplit et se rince à chaque marée haute. Cette base nautique est équipée des matériels derniers cris de surf. Les photos du maitre des lieux surfant avec des enfants sur sa planche montrent ses compétences en la matière.

  fortifications planté   village pecheurs

Depuis le départ, je n’ai jamais fait ni la vaisselle ni le ménage et ça brille partout. La frangine nettoie tout à l’eau de javel, et si par malheur quelqu’un (Henning) pause un casque propre sur la table fraichement nettoyée, il se fait pourrir ! 

Roseline profite des compétences locales pour installer des petits meubles et une moustiquaire sur mesure.

De plus en plus fort ! Des australiens, Patricia et William, sur une BMW 800 et une 250 Kawasaki, sont partis pour quatre ans. Ils ont traversés 37 pays d’Afrique et les compteurs indiquent 127 800 km. Ils continuent vers l’Europe, sans aucun sponsor, sans publicité, pour embarquer à Hambourg. Ils prendront le bateau pour se rendre en Amérique du sud et continuer à rouler. Les motos usent un pneu tous les 20 000 km et dans certains pays, le neuf n’existant pas, ils montent du réchappé qui ne dure que 10 000 km.

Patricia: 127 800 km  José pêche

29 janvier : Journée nettoyage et rangement, départ demain 9 h pour Boujdour.

Le camping de Moussafir est un véritable carrefour de grands voyageurs. Tous les trois jours, des nomades à deux, quatre ou six roues font étapes avant un périple qui semble extraordinaire, mais qui  est pourtant réalisé et surtout raconté avec simplicité. Le voyage rend modeste !

Adriano Appolloni, milanais, arrive du Burkina avec une KTM chargée à bloc. Son compteur indique 11 000 km et il lui reste 4 000 pour être chez lui. Il a la quarantaine et n’en est pas à son premier raid en solitaire.

marée basse  planete Mars    SABLES MOUVANTS

30 janvier: Sur la route de Boujdour, les chameaux sont en grands troupeaux et il faut être très attentif car ils traversent la route hors des passages piétons! A 100 km du départ, je retrouve cet immense trou au bord de l'Atlantique, non indiqué et difficile à voir. Une pause photo s'impose. Quelques dizaines de km plus loin, il est possible de se garer à proximité de troureaux de chameaux en bordure de mer et sur les hauteurs voisines. Lorsque nous repartons, à environ cinq km, Henning me demande de stopper, "il y a un problème!!!" La fenêtre avant de la capicine s'est envollée. Ben oui, quand on ne la referme pas et que le compteur indique 100 km/h, elle s'arrache!  Demi-tour, l'oeil attentif sur les bas côtés, nous progressons à vitesse réduite pour tenter de la retrouver. Arrivé à hauteur de deux chameliers, nous sommes avertis par des signes: ils ont vu l'explosion. OUF ! Elle est là, mais en plusieurs morceaux. Henning sera privé de yaourt et de lait ce soir. Arrivé au camping Sahara line, il se met à l'ouvrage et réussit une réparation digne de lui.

encore des dromadaires poisson à gogo le chaos au milieu, une tente

31 janvier: Vent de face, tempête de sable, consommation: 20l aux 100 km! Heureusement le gas oil ne coute que 50 centimes ! La vitesse maxi est tombée de 40 km/h. En arrivant à Oued chebka, c'est encore un décor surnaturel balayé par le vent. Je me suis arrêté deux fois pour fixer le tapis roulé sur le toit. Ca sert de rouler à deux, c'est José qui m'a averti par appels de phares!

 du sable des défilés José dans la tourmente formation pare vent

Cette année, le Sahara regorge de camping cars. Il y en avait 130 au km 25 de Dakhla et ici, où chaque année j'en cotoyais deux ou trois maximum, nous sommes une vingtaine.

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