TU SERAS MA PRINCESSE CET HIVER

11 FEVRIER

Le camping a enfin absorbé le trop plein. La rue et les parkings voisins sont vides. D'après les douanes, il y aurait eu 17 000 camping cars l'hiver 2008 et cette année a été celle de tous les records, plus de 30 000 auraient franchi la frontière. Il n'y a qu'à voir le parking des grandes surfaces où il y a autant de camping cars que de voitures. Aujourd'hui, nous allons à Marjane pour les courses hebdomadaires et nous rencontrons nos amis italiens faisant la queue aux caisses. Domenico et Antonia nous invitent à les rejoindre aux pompes à essence.

     

Une demi-heure plus tard, nous formons un petit convoi avec Giordano et Rosi et nous rendons à la plage de Taghazout où nous déjeunerons face à la mer, au milieu des dromadaires. La journée ressemblera à un safari photos. Vers 18 h, après le coucher du soleil, nous rejoindrons nos emplacements du camping et Giordano nous invitera au café pour le lendemain. Nous savons par Domenico qu'il est pâtissier et qu'il à un four destiné à son plaisir. C'est en effet un plaisir pour lui, et comme il dit, "si c'était du travail, je ferais payer".

     

13 FEVRIER

Journée plage, à 3 km au nord. Cinq camping cars sont installés, nous sommes à cinquante mètre de l'eau. Pour la première fois, je mets mon site à jour au bord de la mer et le modem a un très bon débit. Aux infos ce matin, Espagne inondée, alors nous remettons le Portugal à l'année prochaine. Je coupe la crête pour bronzer le centre.

      

14 FEVRIER

C'est la St Valentin, nous faisons ça avec l'équipe de joyeux Italiens. Au menu, des pâtes bien sûr, mais préparées par Antonia, puis un gâteau mimosa digne des plus grands pâtissiers, le tout arrosé de rosé marocain, champagne italien et une petite eau de vie de raisin. A la fin du repas, d'autres Italiens et un couple d'Allemands nous rejoignent. La vraie Europe est à Atlantica parc. Les trois langues natales sont parlées et c'est souvent l'anglais qui nous déverrouille les blocages. La langue de Shakespeare a de délicieuses intonations latines et germanique. Nous entonnerons bien sûr l'hymne européen et terminerons cette super journée un peu tristes de nous séparer. Au retour, une Allemande me dit avoir rencontré Ushi et Joseph à Agadir. Elle veut que je lui donne l'adresse de mon site sur leur recommandation. C'est flatteur de savoir que des Allemands référencent mon site alors qu'ils parlent à peine le français.

     

16 FEVRIER

Nos voisins italiens partent aujourd'hui, nous n'entendrons plus les chansons de Roberto qui nettoie sa cabane toute la journée. Nous sommes sur la plage pour filmer l'arrivée es pêcheurs quand Monique et Alain, nos premiers contacts de l'année dernière, nous téléphonent. Ils commencent à remonter et s'arrêtent pour nous dire bonjour. Cette année, ils ont le camping car. Ils rentrent pour préparer le Toyota et partent en 4X4 en Mongolie. C'est certainement une sacrée organisation.

Nous avons croisé Ursula et Alfred sur leur scooter. Ils sont partis à Agadir depuis une semaine et sont venus nous saluer.

L'après midi, nous retournons à la plage et croisons Christine, notre échangeuse de bouquins, puis Rosi et Giordano avec qui nous remonterons au camping. Comme promis, j'amène mon disque dur chez Christine et Georges pour leur donner quelques films et au retour, je croise l'ancien militaire qui rentre d'une randonnée à vélo. Quelle santé il a avec ses soixante douze ans. Je ne parle pas de son coéquipier qui en a soixante dix neuf et se tape ses 30 km avec lui. Voila le quotidien, impossible de faire cent mètres en moins d'une demi-heure et sans rencontrer quelqu'un qui veut bavarder. Le temps est comme l'année dernière, chaud et agréable, les fleurs s'épanouissent, les abeilles reviennent.

     

18 FEVRIER

Le départ est proche et nous avons décidé de passer notre dernière journée plage aujourd'hui, notre dernier Marjane demain, notre dernier resto chez les Françaises après demain, puis ce sera le grand nettoyage et le rangement pour faire la lente remontée. Pour la journée plage, pas de chance, le ciel est couvert, nous rentrerons donc plus tôt et passerons voir Christine et Gorges, Jacques le Hollandais, puis les Italiens. Les journées sont de plus en plus courtes!

     

     

19 FEVRIER

La journée sera longue aujourd'hui. Avec Michel et Francette, nos nouveaux voisins, le contact se fait rapidement. Ils viennent de l'Aisne, pas loin de mes terres natales. Nous avons de la chance, nous tombons toujours sur des gens agréables. Ils travaillaient dans le champagne, le vrai, pas la limonade italienne...(clin d'oeil à Rosi) Ils sont retraités et leur fils Laurent a repris les champagnes DAMERY. Nous leur recommandons le restaurant des Françaises où nous déjeunons ce midi. J'ose une question, aurait il une bouteille de champagne à vendre. Pour notre départ, ce symbole serait bien vu. Michel tape dans sa réserve et me vend une bouteille. Quand je pense que j'ai emmené de France douze bouteilles pour Didier et que je n'en ai même pas!

A midi, nous nous retrouvons avec nos amis italiens et Jacques. Ce sera une fois de plus l'Europe rassemblée. Le repas se déroule dans un mélange de français aux accents italo hollandais et franco italiens. Un régal! Je sens comme une intrigue qui se trame, Giordano quitte la table, Brigitte va vers les cuisines et je perçois des murmures dissimulés. Merde! c'est mon anniversaire! Je suis sûr que Brigitte est la dessus depuis deux jours à organiser cette fête. Elle me doit bien ça, cette année, je lui ai tout épargné en basses corvées, elle a tenu cependant à avoir l'exclusivité du ménage. TU SERAS MA PRINCESSE CETTE ANNEE.

Domenico a pris le rosé et un champagne italien et notre maître pâtissier a encore fait un magnifique gâteau. Nous avons vraiment l'impression d'être avec des amis de longue date. Nos nouveaux voisins sont à quelques tables et testent déjà le restaurant. Nous les invitons à se joindre à nous pour partager leur champagne. A la fin de cet excellent repas, nous partons chez Antonia et Domenico pour prendre le café et l'eau de vie. Nos nouveaux voisins sont invités et Michel va chercher sa "fine champagne" Les effluves aidant je me mets à chanter en russe, allemand, espagnol et italien. Rosi, mon meilleur public est écroulée de rire, d'autant plus que le couplet italien est une chanson paillarde. Nous nous quittons avec des adieux émouvants et nous promettons de nous revoir en décembre et pourquoi pas en France. Demain, départ huit heure pour El Jadida où nous retrouverons Isabelle et Didier puis Sébastien le pâtissier français.

   

20 FEVRIER

Nous partons à 7 h 30 et pendant que je conduis, Brigitte est connectée et parle avec Florian sur MSN. La route est calme, trop calme puisque en entrant dans Tamroute, 36 km sud d’Essaouira, nous sommes arrêtés par des gendarmes. « Carte grise, permis de conduire, passeport du conducteur et 100 Dh avec reçu» Pas de bol ! Je n’avais pas la ceinture. Bien fait pour moi, je ne la mets jamais malgré les protestations de Brigitte. Plus nous avançons, plus nous voyons les séquelles des intempéries du nord, la route est bordée d’étangs.

Le camping est plein à craquer en majorité de gens qui remontent. Nous passons voir Sébastien, le pâtissier français qui a choisi de vivre ici pour pas mal de temps. Le soir, en rentrant, je constate que je n'ai plus de code, ni phare. Seule la veilleuse gauche fonctionne.

21 FEVRIER

Il fait bien plus frais qu'à Agadir le matin! Avant de descendre en ville, je change mes ampoules contre des codes européens, mais ça ne fonctionne toujours pas. Je remarque au passage que deux fils cheminent sur le radiateur et je me demande si la chaleur ne serait pas la cause de ce mauvais fonctionnement. A midi,nous déjeunons avec Isabelle et Didier et un couple français. C'est Didier qui règle la note et nous prenons un café à La  Perle avant de nous séparer. Compte tenu de mes problèmes d'éclairage, et sachant que nous passons au comptoir d'Agadir, nous changeons légèrement notre timing. Nous restons le dimanche à El Jadida et serons lundi matin à Rabat où nous passerons la nuit à Kénitra. La nuit suivante se passera au port de Ceuta et nous traverserons le lendemain avec le premier ferry.

Je remplis donc le réservoir d'eau et au moment de rouler mon tuyau, le marocain de l'entretien me demande de lui prêter pour le suivant. Il a l'air un peu perdu, me dit qu'il vient pour la première fois et qu'ils sont quatre véhicules.  Je ne peux m'empêcher de lui dire que les relations risquent de se dégrader car il y en aura toujours un qui s'arrête pour faire des photos, un qui ne mange jamais au resto et un qui veut faire tous les souks. Il ne semble pas surpris, j'en déduis que c'est déjà parti en sucette. Quand il a fini de remplir, il veut laver son véhicule, je l'en dissuade, mais il le fait quand même sommairement. Lorsqu'un autre véhicule se positionne devant les robinets, il lui passe mon tuyau. C'en est trop" Attends, je veux bien être gentil, mais si tu passes mon tuyau à tous les camping cars qui passent on n'est plus copain!" Il a enfin compris.

22 FEVRIER

Je me demande si tous les goujats ne se regroupent pas dans ce camping. Brigitte va laver une casserole quand elle tombe sur un connard qui lave son chien dans l’évier. Elle lui demande s’il fait ça chez lui, il répond que son chien est propre et qu’elle n’aime pas les chiens ni les humains. Heureusement que je ne suis pas tombé dessus ! Le soir, nous sommes invités chez Isabelle et Didier et Michèle nous rejoint avec son voisin Christian et ses délicieuses gougères. La salade est d’autant meilleure que nous n’en avons pas mangé depuis trois mois. Nous passerons la nuit sur son parking.

23 FEVRIER

Mohammed et Abdel nous accueillent avec la même chaleur que d’habitude. Nous sommes invités à déjeuner avec eux et après un succulent  repas, le magicien de l’équipe regarde mon éclairage. Il y avait une masse et un relais semblait faible. Un petit thé avant de partir et je demande à Mohammed de continuer à lire mon site pour répondre à mes interrogations ou rectifier ce qui serait erroné. Je sais qu’avec Coralie, il lit pratiquement en temps réel ce que je mets à jour à chaque étape. Nous nous promettons de nous revoir en décembre et partons pour Larrache. Nous arrivons de nuit et découvrons une aire remplie à bloc de camping-cars.  

24 FEVRIER

Nous prenons l’autoroute jusqu’à Tanger et bifurquons en direction de Tetouan pour arriver à Ceuta. Les champs ressemblent à des lacs, la terre ne peut plus absorber les pluies qui ont arrosé le nord depuis plus de trois mois. Le passage de la frontière est un peu galère. Premier passage, police marocaine : Les bas de caisse les bouteilles de gaz sont tapés et  les coffres ouverts. Deuxième contrôle, les douanes marocaines : visite de la chambre, salle de bain, placards et coffres intérieurs. Troisième contrôle, les douanes espagnoles qui font les mêmes  vérifications. Nous arrivons sur le parking du port, il est dix heures. Achat des derniers souvenirs, recherche de cigarettes JPS, repas en bord de mer et retour à la casba pour tout déposer avant de repartir à l’entrepôt où nous avions acheté les jambons fumé. Ici, certain prix sont plus bas qu’au Lidle et d’autres plus élevés. Nous retournons donc au premier magasin pour clore notre ravitaillement. Nous n’avons hélas pas trouvé de JPS. Sur les avenues, j’entends le vrombissement des motos de grosse cylindrées et je découvre une nouvelle architecture.

     

     

Arrivés au parking, il n’est que seize heures. Nous avons payé un forfait de dix € pour la nuit, cinq fois plus cher qu’à Essaouira. Il y a un bateau à dix huit heures, je suggère à Brigitte d’anticiper la traversée, après quelques hésitations nous tombons d’accord et prenons la file d’embarquement. Quatrième contrôle de douane, je suis invité à entrer dans un hangar et me garer sur une fosse. Ils sondent à nouveau toutes les cavités et passent sous le véhicule avec des lampes.

 Nous débarquons à  Algéciras. Quelques véhicules sont  fouillés et cette fois j’y échappe. Nous faisons quelques km en direction de Malaga avant de nous installer sur le parking de Carrefour (N 36°10,96’  W 5°26,35’) où sont déjà installés plus de vingt camping-cars pour la nuit. Depuis le départ d’Agadir, à chaque arrêt, nous tombons sur des gens qui nous ont vus dans différents endroits ou qui ont consulté le site. La soirée sur le parking sera longue, nous n’avons plu internet et nous parlons déjà de l’accueil du comptoir d’Agadir, des Italiens de San Remo et Pise, de Latifa, de nos amis hollandais…

25 FEVRIER

Direction Madrid.  Sur les ponts, les noms de ruisseaux ou rivières n’est plus oued, mais rio. Le réseau routier est impressionnant, mais le revêtement de la chaussée est loin de ressembler aux billards des autoroutes françaises. Nous nous tapons dix heures de route pour arriver au nord de Madrid et stationner sur une aire de service. Brigitte prend uns douche à deux € dans un routier et je me lave à l’ancienne dans le camping car. La nuit est plus fraîche et à trois heures, je me lève pour mettre le chauffage.

26 FEVRIER

 Départ 8 h, ça roule bien, nous arrivons à 25 km de la frontière, il est 16 h et Brigitte décide d'aller chez le coiffeur (peluqueria). En attendant je vais me connecter en wifi au bar voisin..Nous arrivons à Tarbes à 20 h 30. Je gare la cabane dans la cour de Chris et Séb. Il me présente le programme : planter des arbres dans son jardin.

27 FEVRIER

Temps superbe, nous allons pouvoir essayer son modèle réduit de voiture après le terrassement. Pas de chance, les 27 cm3 rugissent, mais il y a un problème de télécommande..

1 MARS

Départ pour Montpellier. Emma et Léon me sautent dessus et ont déja un programme pour les ballades à vélo. Changement de véhicule, nous partons à Cessy pour récupérer Coralie et venir nous sédentariser pour environ neuf mois.

12 MARS

Quelle suprise quand elle a découvert le mini ordinateur qu'elle voulait absolument pour l'hiver prochain!

24 MARS

L'horreur

 

 

 

 

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