INDERACINABLES

9 JANVIER

 Hier soir, le journaliste autrichien a passé une bonne heure chez nous pour nous interviewer. Nous avons entre autre parlé de Chantal et Jean Pierre, et de leur désaccord concernant les voyages au Maroc. Elle vient au Maroc pour lui faire plaisir car elle sait qu'il ne peut s'en passer. Finalement, il avance toujours la date du retour pour lui aussi lui faire plaisir. C'est vraiment un couple sympatique que nous espérons retrouver chaque année.

Ce matin, nous changeons de place pour être plus près des sanitaires. Coup de chance, nous  avons un robinet sur notre emplacement. Nous nous sédentarisons, nous nous embourgeoisons, j'installe donc le campement pour un mois. Le solaire, la parabole, les tapis de sol, le table, les chaises et transats. Voila donc un vrai petit nid douillet, il ne manque qu'internet. Henri m'a montré un modem USB qui fonctionnait au bout du monde sur les falaises de Mafatma. Les prix sont raisonnables, 850 Dh pour le modem et une connexion illimitée de 200 Dh pour le mois. Pas de contrat, simplement une carte mensuelle et pas obligé de recharger pendant onze mois consécutifs. C'est certainement la solution pour le Maroc.

J'ai malheureusement claqué les hauts parleurs du PC portable en branchant un casque dans un cyber. Comme le micro se met en larsen quand je branche un casque, je suis obligé de mettre le volume du micro à zéro. Je ne peux donc utiliser Skype ou MSN.

Ce matin le ciel est couvert et tout le monde erre dans les allées comme si nous nous retrouvions brutalement à Marseille où la neige a couvert le vieux port. Ces promenades dans les allées ressemblent à une visite du salon du camping car. Toutes les marques, toutes les dimensions, tous les types, tous les pays et régions de France. Au passage, le département le plus présent est le 33. Y aurait-il plus de retraités à Bordeaux? La démesure concerne un Anglais et un Suisse. Des bus avec soufflets pour doubler la surface, une Smart dans le coffre gigantesque, une remorque dans laquelle notre cabane pourrait presque rentrer et une parabole surdimensionnée. Des airbus sans les ailes! Il faut aligner entre 200 000 et 300 000 € selon les options. Nous nous sommes habitués aux douches qui sont impeccables et à moins de cent mètres. Nous nous sommes également accoutumés des rugissements, soupirs ou bruits de sanglier que certains lâchent sans complexe sous les effets bienfaisant de l'eau chaude.

Journée parc aquatique jusqu’à 16 H. A peine rentré, je me jette sur la caisse à outils et entreprends le démontage du chauffe eau. Je n’ai  jamais touché à çà de ma vie, il va falloir bien tout repérer. L’entreprise est finalement assez simple, c’est une cuve avec entrée et sortie d’eau comportant un logement pour une sonde de température. Elle est installée sur un brûleur qui s’allume avec un piezzo, le tout logé dans un compartiment isotherme.  Je m’en vois quand même pour enlever le cerclage de la cuve car il y a juste la place pour passer les mains et la position n’est pas très confortable, à moitié à genoux dans un coffre. Quand j’enlève le réservoir, les douze litres d’eau que je croyais avoir vidangé se répandent sur le plancher. Heureusement la pression est faible et je peux boucher les orifices avec les pouces. Finalement, Brigitte arrive à mon  secours avec bassine et éponge. Je vois enfin le brûleur, nettoie tout les restes de la tempête de sable de l’année dernière et refais un test. L’allumage provoque une magnifique étincelle bleue et il semblerait que le gaz n’arrive pas. Je débranche tous les tuyaux et constate qu’il sort sans problème du robinet principal. Je n’y comprends plus rien, je suis dégouté et après une bonne heure de démontage, je remonte le tout. Ce sera moins facile que le démontage, il faut forcer pour remettre ce foutu cerclage. Puis je me rends  au garage boutique camping car, installé depuis cette année. Le type semble bien connaitre, y compris les vieux modèles. Il me diagnostique que l’électrovanne est certainement paraffinée et que la seule solution est de la changer. Quand je lui demande où elle se trouve, il me répond qu’elle est derrière le brûleur. MERDE ! Je vais devoir recommencer ce bazar.

Et rebelote, avec cette fois des vis bloquées par les années et les hautes températures et surtout, placées au fond. Heureusement j’ai du dégrippant, j’arrose donc toutes ces vis récalcitrantes et recommence un peu plus tard. Cette fois j’ai sortie cette P … d’électrovanne. Je vais montrer mon trophée et il m’annonce le prix : 900 Dh. Le prix du modem USB ! Il me propose de remonter un neuf, d’essayer si ça fonctionne et dans ce cas de lui payer. Proposition honnête. En attendant, je vais voir Tayeb, il a formaté mon PC, installé XP et les drivers qu’il a récupéré sur internet. Il est très fort, il faut dire que c’est son métier, mais quand même ! Je vais donc ce soir installer toute ma bureautique et infographie, on verra demain pour  le chauffe eau.

Ce matin, démontage du chauffe eau et installation de la nouvelle électrovanne. J’en ai ras le bol, le contenu du coffre est  étalé au milieu, les coussins sont sur les sièges avant, il y a des outils partout et j’attends depuis hier que le dépanneur m’apporte la pièce neuve. Je suis un peu énervé, je vais au dépôt et demande où est la camionnette dans laquelle se trouve la pièce, il m’indique un numéro dans le camping de 1200 places et je pars à sa recherche. Je ne le trouve pas, je retourne au dépôt et là,  je lui tombe dessus. Il n’a pas de bol le pauvre. Finalement, je ne gueule pas, mais quand même lui parle un peu fort. Il me donne cette putain de pièce que je remonte, je fais les essais, hourra ça fonctionne !  Je remonte le réservoir, les tuyaux d’eau et de gaz, le cerclage maudit et ça ne fonctionne plus. On verra plus tard. On se tire au parc aquatique. Au retour, le bazar est toujours là. Je démonte à nouveau tout, lui rapporte sa pièce et décide comme je l’avais prévu au départ de réparer ça en France. Il y a une masse ou une légère fuite d’eau ?

15 JANVIER

Nous allons acheter le modem USB, ce qu’on appelle 3G en France, et faire quelques courses à Agadir. Ca y est, nous avons internet dans la cabane ! Et ça fonctionne quand on roule. Le débit permet d’utiliser Skype, mais quand nous aurons rejoint nos quartiers à 20 km des émetteurs, la connexion devrait être de moins bonne qualité. Nous le vérifions en effet au retour. Nous pouvons consulter notre courrier,  dialoguer sur Messenger mais, pour que le tuyau supporte la voix, l’image et surtout la vidéo, ça ne passe pas. Qu’importe, nous sommes connectés illimité et serons maintenant avertis si quelqu’un tente de nous joindre. Nous aurons finalement une très longue connexion ce soir : sept heures. Ca m’a permis de mettre un peu d’ordre dans mes albums photos yahoo et d’envoyer des mails à tout le monde.

16 JANVIER

Pas de chance avec le temps, il fait même froid. Nicole et Bernard, de la bande de Oualidia, arrivent à Agadir et s’installent dans la partie qui est en bord de mer. Nous les accompagnons et remonterons à pieds chez nous. Les campings sont pleins à craquer. Il doit y avoir avec le camping d’Agadir pas moins de 3000 campings cars et quand on se déplace par la nationale, nous en croisons un toutes les 3 minutes. Incroyable qu’il puisse y en avoir autant.

20 JANVIER

Ces quatre derniers jours ont été variés, du ciel couvert à la canicule en passant par la bruine bretonne. Ce matin, un camping car grand luxe a pris feu. Les photos faites par Bernard qui était sur place sont spectaculaires. Nous avons rencontré le propriétaire qui était à peine troublé par cette catastrophe. Nous sommes allés voir les restes du véhicule, impressionnant ! Il ne reste que le châssis fondu, les jantes et le volant.

     

  

 22 JANVIER

Les habitudes et le train-train se prennent vite. Le jeudi est consacré aux courses à Agadir. Nous passons d’abords à la banque pour retirer de l’argent, puis allons au marché et cette fois nous déjeunerons aux « mille et une nuits » La clientèle est très européenne et certains habitués ont dans leur sac une bouteille en plastic contenant du vin qu’ils consomment pendant le repas. Ensuite, nous tentons de téléphoner par internet, mais pas de chance, le modem ne veut pas se connecter. Nous partons alors à Marjane pour faire constater ce problème au vendeur. Il nous remplace l’appareil sous 72 h. Comme nous sommes jeudi, il y a fort à parier que le week end ne comptant pas, nous aurons le nouveau modem mardi. Nous n’avons vraiment pas de chance ! Mais nous en avons tellement ailleurs que cet incident ne nous traumatisera pas plus que ça.

23 JANVIER 

Comme chaque matin, les carrossiers, artistes peintres et autres artisans sillonnent les allées en proposant leurs services. Les retraités migrateurs sont très friands de fresques qui évoquent les dunes sur lesquelles évoluent des chameaux se dirigeant vers un oasis. Ce paysage est peint sur de très nombreux campings cars et identifie ainsi les voyageurs qui pour la plupart ont fait étape à Atlantica parc. Les quelques peintres sont débordés par la demande et c’est toujours l’occasion pour eux de se distinguer en maniant le pinceau avec une habileté remarquable. Les peintures sont magnifiques, mais à mon gout, elles se ressemblent toutes. Quelques rares clients  demandent le portrait de leur chien, mais le fond reste inlassablement les dunes du Sahara. Jai donc décidé de peindre sur notre chibani un décor de notre célèbre « JO BAR »

Après avoir trouvé les peintures locales, réputées pour tenir aux intempéries, je prépare l’esquisse au feutre fin et je m’attaque à ce défi. Je mettrai certainement plus de deux heures, mais j’ai tout mon temps et m’accorde ainsi trois jours pour m’exprimer sur la tôle martelée. Ce ne sera pas facile et j’aurais aimé le faire plus ou moins caché pour ne dévoiler que le produit fini et recommencer si l’essai se montrait un échec. Je n’ai pas le choix, ce sera en bord d’allée, sur l’itinéraire de tous et je redoute les arrêts de curieux ou critiques en mal de bavardages. Armé des pinceaux que m’a donné Henriette avant le départ, je me lance. Je ne m’étais pas trompé, les badauds  s’étonnent de voir un peintre, non Marocain, faire autre chose que des chameaux dans le désert. Mieux encore, les Marocains me félicitent, et encore mieux, les artistes locaux m’observent avec attention et me demandent où j’ai appris le dessin et la peinture.  Tout à coup, je me sens un autre, j’aurais tendance à me prendre pour un artiste et déclare solennellement à Brigitte que maintenant je ne ferai plus la lessive. Mon meilleur public est surtout nos voisins Allemands qui observent les étapes avec attention à chacun de leur passage. C’est le monde à l’envers quand un Marocain me demande de lui faire un dessin identique sur sa mobylette !

Je suis motivé et la frénésie s’empare de moi le deuxième jour. Je décide de finir ce soir, mais après la bronzette bien sûr. Les motards se sont donné le mot, ils viennent tous regarder  «l’artiste». Sur le camping car voisin, un Marocain peint un arganier escaladé par des chèvres. Rapidement, un attroupement se forme pour contempler l’achèvement de nos « œuvres » Serais ce un concours ? Non, chacun son style, l’un observant l’autre et chacun gratifiant l’un. Le rassemblement est international, Allemands, Italiens, Français et Marocains font des commentaires traduits parfois mais encourageants pour les deux stars du jour. Brigitte semble fière de moi et j’ai encore échappé à la vaisselle. Avant de partir pour cette inévitable corvée, elle prend le temps d’immortaliser la scène en photographiant mon « fan club ».  

                                                                                   

 25 JANVIER

J’ai fini mes peintures, mais je pense en faire d’autres, car maintenant, je vaque à de nouvelles occupations bien moins valorisantes. Comme chaque matin, je commence par aller chercher le pain et croise nos voisins. Mes spectateurs de l’autre jour m’ont affublé d’un nouveau surnom, soit JO BAR, le peintre ou l’artiste. Ca change de « militaire, légionnaire ou capitaine » mais qu’importe, je suis plus connu qu’avant. Je m’étais fait un look de cosaque, avec moustaches et coupe Iroquoi, je vais devoir me laisser pousser les cheveux et la barbe ? Et pourquoi pas une blouse blanche plein de peinture !

Dans la longue file d’attente est devenue l’attraction. Ils sont maintenant trente à attendre une place. Les commentaires vont bon train. Comment vidangent-ils ? Et les poubelles ? Et le remplissage d’eau ? Certains sont désabusés, d’autres pas mécontents de faire des économies si toutefois ça ne s’éternise pas. Non seulement ils ne payent pas, mais la direction les a autorisé à utiliser les commodités du camping. Aux dernières nouvelles, il y aurait plus de soixante camping cars dans le rue à Tiznit et les soixante qui stationnaient devant le camping d’Agadir auraient été chassés par la police. Chacun ajoute sa touche personnelle : Ceux du Portugal et de l’Espagne, frigorifiés par le froid, descendraient au Maroc.

26 JANVIER

Journée parc aquatique. Depuis le départ, Brigitte a du lire une douzaine de bouquins dont certains comptaient plus de six cents pages. Aujourd’hui, elle décide de fabriquer des bijoux fantaisie. J’espère qu’elle ne va pas me voler la vedette car elle se débrouille plutôt bien. Ca mérite réflexion tout ça, pourquoi ne pas se lancer l’hiver prochain ? A notre retour en France, nous allons préparer sérieusement cette reconversion en créant des modèles et en nous entrainant. De mon côté, j’ai déjà quelques esquisses de BD adaptées aux images stéréotypées du Sahara, des palmiers et des chameaux autour d’une moto de grand raid.

Journée parc aquatique jusqu’à 16 H. A peine rentré, je me jette sur la caisse à outils et entreprends le démontage du chauffe eau. Je n’ai  jamais touché à çà de ma vie, il va falloir bien tout repérer. L’entreprise est finalement assez simple, c’est une cuve avec entrée et sortie d’eau comportant un logement pour une sonde de température. Elle est installée sur un brûleur qui s’allume avec un piezzo, le tout logé dans un compartiment isotherme.  Je m’en vois quand même pour enlever le cerclage de la cuve car il y a juste la place pour passer les mains et la position n’est pas très confortable, à moitié à genoux dans un coffre. Quand j’enlève le réservoir, les douze litres d’eau que je croyais avoir vidangé se répandent sur le plancher. Heureusement la pression est faible et je peux boucher les orifices avec les pouces. Finalement, Brigitte arrive à mon  secours avec bassine et éponge. Je vois enfin le brûleur, nettoie tout les restes de la tempête de sable de l’année dernière et refais un test. L’allumage provoque une magnifique étincelle bleue et il semblerait que le gaz n’arrive pas. Je débranche tous les tuyaux et constate qu’il sort sans problème du robinet principal. Je n’y comprends plus rien, je suis dégouté et après une bonne heure de démontage, je remonte le tout. Ce sera moins facile que le démontage, il faut forcer pour remettre ce foutu cerclage. Puis je me rends  au garage boutique camping car, installé depuis cette année. Le type semble bien connaitre, y compris les vieux modèles. Il me diagnostique que l’électrovanne est certainement paraffinée et que la seule solution est de la changer. Quand je lui demande où elle se trouve, il me répond qu’elle est derrière le brûleur. MERDE ! Je vais devoir recommencer ce bazar.

Et rebelote, avec cette fois des vis bloquées par les années et les hautes températures et surtout, placées au fond. Heureusement j’ai du dégrippant, j’arrose donc toutes ces vis récalcitrantes et recommence un peu plus tard. Cette fois j’ai sortie cette P … d’électrovanne. Je vais montrer mon trophée et il m’annonce le prix : 900 Dh. Le prix du modem USB ! Il me propose de remonter un neuf, d’essayer si ça fonctionne et dans ce cas de lui payer. Proposition honnête. En attendant, je vais voir Tayeb, il a formaté mon PC, installé XP et les drivers qu’il a récupéré sur internet. Il est très fort, il faut dire que c’est son métier, mais quand même ! Je vais donc ce soir installer toute ma bureautique et infographie, on verra demain pour  le chauffe eau.

Ce matin, démontage du chauffe eau et installation de la nouvelle électrovanne. J’en ai ras le bol, le contenu du coffre est  étalé au milieu, les coussins sont sur les sièges avant, il y a des outils partout et j’attends depuis hier que le dépanneur m’apporte la pièce neuve. Je suis un peu énervé, je vais au dépôt et demande où est la camionnette dans laquelle se trouve la pièce, il m’indique un numéro dans le camping de 1200 places et je pars à sa recherche. Je ne le trouve pas, je retourne au dépôt et là,  je lui tombe dessus. Il n’a pas de bol le pauvre. Finalement, je ne gueule pas, mais quand même lui parle un peu fort. Il me donne cette putain de pièce que je remonte, je fais les essais, hourra ça fonctionne !  Je remonte le réservoir, les tuyaux d’eau et de gaz, le cerclage maudit et ça ne fonctionne plus. On verra plus tard. On se tire au parc aquatique.

Au retour, le bazar est toujours là. Je redémonte tout, lui rapporte sa pièce et décide comme je l’avais prévu au départ de réparer ça en France. Il y a une masse ou une légère fuite d’eau ?

31 JANVIER

La direction du camping a organisé une demi-journée écologique. Un appel aux bénévoles est lancé, il s’agit de nettoyer le morceau de plage fréquenté par les vacanciers que nous sommes, les gants et les sacs sont fournis par le camping. A l’issue, l’apéritif berbère sera offert et quatre participants tirés au sort se verront remettre une invitation dans un restaurant et ils pourront emmener trois personnes. Je pense qu’il faut encourager cette initiative pour sensibiliser les Marocains qui utilisent cette portion de plage. Nous partons donc vers la plage à 10 h et nous retrouvons avec 150 personnes de toutes les nationalités. Les Italiens et Hollandais sont absents. Aziz, Le patron du camping met la main à la pâte en collectant nos sacs avec une remorque attelée derrière un quad. Lorsque la foule approche du village des pêcheurs, les habitants participent à cette action et cette manifestation se terminera à la terrasse derrière un thé et des petits gateaux.

De retour, je demande à mon voisin Italien pourquoi ses compatriotes étaient absents et il me répond que le message’ayant pas été rédigé dans leur langue, ils se sont tous donné le mot pour ne pas participer.

              

1° FEVRIER

Cette fois, nous les avons les nuages du nord. Il pleut comme sous les tropiques mais il ne fait pas froid. Rapidement la route se transforme en rivière et nous sommes contraints à rester enfermés.     Malheureusement, le temps étant pourri, nous tapons dans les batteries à cause de l’utilisation abusée de la télévision et l’ordinateur. Quand il y a du soleil, nous ne regardons la télé que pour les infos du soir, comme il n’y a en a pas, nous regardons tout, les batteries sont vides et nous allons devoir sortir les lampes rechargeables et nous contenter de lire. Ca ne semble pas convenir à Brigitte. Je me vois donc contraint d’aller à la réception sous la pluie battante pour demander que nous soyons raccordés au 220 v. Ils sont débordés et je pense qu’il va falloir attendre un moment. De retour dans la cabane, je constate que les femmes ne croient jamais ce qu’on leur dit quand il y a un soupçon de technique. Elle a allumé l’ordinateur et tchate sur internet. Une femme croit toujours qu’on brode et demande toujours la confirmation à une tierce personne car elle est persuadé que c’est faux. « Chérie, le niveau des batteries est très faible, il y a un seuil à ne pas dépasser qui risquerait de les dépolariser. Nous serions alors obligés de mettre trois cents € pour les remplacer » Si tu dis ça, tu peux être sûr qu’elle n’en croit rien, que tu fais ça par excès de zèle, que c’est parce que tu veux la priver d’internet ou d’infos  et elle ne manquera pas de demander au voisin s’ils ont les même problèmes. Quand tu achètes des balais d’essuies glaces, elle te dit toujours : « mais tu en as acheté il n’y a pas longtemps ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 08/12/2014

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