MARRAKECH FES MEKNES

 

17 janvier                                                                                                                                                                                                                   

Avant d’attaquer les deux cents km de l’Atlas enneigé, nous arrêtons pour visiter les studios de cinéma où ont été tourné de nombreux films dont « Astérix et Cléopâtre » mais surtout bien d’autres à la renommée internationale.                                                                                                                                

La route qui nous emmène à Marrakech est un paysage encore une fois bien différent. A travers les sommets enneigés, la végétation change, des pins, puis des bouleaux et enfin des sapins. Les pins sont aussi beaux qu’en Provence mais poussent sur le sol rouge ce qui fait un contraste extraordinaire. Tout le long de la route, des exposition de poterie rivalisent et les vendeurs sont souvent cent mètres en avant de leur échoppe et font de grands signes nous intimant de nous arrêter. 

 

MARRAKECH 

 

Nous ferons également un crochet à Ait Benhaddou pour voir ce village crénelé perché sur une colline, patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est ici que certaines scènes de « Lawrence d’Arabie » ont été tournées. Une fois sur place, nous faisons rapidement le tour de la ville, demain nous verrons la médina.

Le relais de Marrakech est un camping largement au dessus des autres. Le décor est soigné, la piscine originale et magnifiquement arborée, les sanitaires sont impeccables et les patrons sont très sympas. Nous sommes hélas un peu loin de la ville et les tarifs des taxis dix fois plus chers qu’ailleurs. Mais comme je l’ai déjà dit, l’essentiel est là, propreté et accueil. Gilles nous a promis les navettes et la liaison wifi pour bientôt. Nous sommes certainement dans le camping où nous, les nouveaux nomades, pourrions nous sédentariser trois mois.

 

19 janvier 

Ce matin, nous partons avec armes et bagages dans le centre de la ville. Nous nous installons sur le parking qui se trouve près de la grande mosquée, dont le minaret est le plus haut du Maroc. C’est à deux pas de la place Jemaa el Fna. Nous pourrons ainsi flâner tard en soirée sans l’angoisse de reprendre la route de nuit. Il est en plein soleil et ce soir nous n’aurons pas froid car ça tape fort aujourd’hui.

Nous cherchons depuis trois mois dans toutes les échoppes un collier d’un modèle bien précis pour Nadine. Après 11 000 km, nous sommes toujours bredouille. Elle ne pouvait pas nous demander un tagine ou un tapis ?

Il est dix heures et nous voila donc sur cette place connue du monde entier. Notre premier réflexe est de demander le fameux jus d’orange. Des centaines de kilos d’orange sont parfaitement rangés en pyramide sur les étalages des camelots et c’est riche en couleur. Quelques dresseurs de singes et charmeurs de serpents font leur spectacle et les vendeurs d’eau proposent la photo souvenir. La visite du souk est sans surprise, nous sommes comme partout harcelés par les rabatteurs qui sont bien plus tenaces qu’ailleurs. C’est le côté que je supporte de moins en moins. Je me demande ce que les touristes trouvent à Marrakech, ou alors je n’ai rien compris. Heureusement nous avons une mission, trouver le collier de Nadine, sinon je faisais demi-tour immédiatement.

Nous trouvons finalement le collier et déjeunons sur une terrasse pour dominer cette faune.

En revenant au parking , nous traversons un jardin magnifique où les orangers s’alignent tous les dix mètres entre les palmiers de variétés différentes. Et bien si, Marrakech a du charme.

L’arrivée au parking est un peu moins calme. Des campings cars arrivent en grand nombre et faute de place s’entassent en colonne dans le cul de sac du parking. Nous avons bien fait d’arriver de bonne heure, nous sommes près de la sortie garés dans le bon sens. Si jamais une voiture brûlait, ce serait une véritable catastrophe pour les derniers arrivés.

Nous sommes repartis à la tombée de la nuit pour découvrir ce que vantent les guides touristiques.

Nous ne sommes pas blasés, ni insensibles et nous sommes loin d’avoir parcouru le monde. En ce qui me concerne, je suis plutôt sensible et du genre à m’émerveiller devant un modeste spectacle. Nous n’avons rien trouvé de dépaysant ou folklorique. Est-ce parce que nous sommes dans le pays depuis trois mois ? Nous avons vu tant d’authentique, de grandiose, de simple, de perdu… que nous sommes un peu déçus de ces artifices et surtout fatigués de ces harcèlements grossiers. Mais peut être serions nous éblouis si nous arrivions directement de cette France stressée, envahie par le froid et trop calme pour ne pas dire triste.

Nous l’avons vu et ne mourrons pas idiots. Le Maroc, c’est quand même autre chose, c’est Taroudannt, Sidi Ifni, El Ouatia, c’est le désert, les gorges, les villages perdus et les gens.

 

20 janvier                                                                                                                                                                                                                     

La deuxième soirée sera comme il y a quatre jours, animée par Tonin qui m’encouragera à chanter. Puis nous finirons la soirée avec lui à parler de nos parcours, nos anecdotes et nos souvenirs.

Avant de partir, je ferai part à Yo de notre méfiance à notre arrivée et de notre satisfaction ensuite pour l’accueil et le cadre. Ca ne lui avait pas échappé et nous échangerons nos sites, mails et coordonnées.                                                                                                                                                        

Nous décidons de passer à nouveau deux journées au « relais de Marrakech » pour savourer le décor, la propreté et surtout la gentillesse et la simplicité de Joëlle et Gilles. Il est des endroits où on revient toujours.                                                                                                                                             

Nous avons passé la journée d’hier à la piscine à ne rien faire. C’est quelquefois très agréable. 

22 janvier                                                                                                                                                                                                                     

Nous mettons le cap sur Agadir, déçus de ne pouvoir prolonger notre séjour dans ce camping qui nous a complètement séduit et de quitter une équipe attachante qui n’a pas la grosse tête.

               

L’itinéraire de Marrakech à Agadir est certainement la plus dangereux que nous avons vu. Sur cette route étroite au revêtement dégradé et aux virages dangereux, De monstrueux semi-remorques espagnols y roulent plus vite que les voitures et doublent en plein virage sans visibilité, obligeant les autres véhicules à rouler sur le bas côté ou à freiner d’urgence. C’est le salaire de la peur, je me demande comment ces chauffards ne sont pas repérés par les forces de l’ordre ! C’est comme au cinéma, mais sans les cascadeurs !

En arrivant à « Atlantica parc » pour la quatrième fois, nous sommes accueillis comme de vieux habitués par la patronne et le personnel, puis par des embrassades par les artisans. « Bonjour la gazelle », « salut Dominique ! », « Vous êtes de retour parmi nous ! »

Notre première visite sera pour Marianne et Jacques, « les amoureux de la colline » Notre ancien voisin d’il y a quinze jours arrêtera sa conversation et laissera en plan ses correspondants pour venir nous saluer chaleureusement.

Nous passerons une heure ensembles et prendrons rendez vous pour le café à la piscine le lendemain.

 

23 janvier                                                                                                                                                                                                                       Journée nettoyage et rangement puis café à la piscine avec nos amis Hollandais.

 

24 janvier                                                                                                                                                                                                                          Ce soir, Brigitte a décidé de cuisiner comme au moyen âge. Au diable les autocuiseurs sur lesquels ont réfléchi des techniciens et des cuisiniers sur des planches à dessin avec des tables logarithmiques et des données de résistance mécanique. Ce sera tagine en terre sans joint, sans fond inox, sans soupape. Pendant la très lente cuisson qui soit disant garantit ce goût inimitable, nous prenons notre deuxième apéritif du voyage en lisant une revue à la lueur de la lampe à gaz. Il fait doux ce soir, même si le vent s’est levé.

Soudain, le camping car s’illumine comme un 14 juillet ! Ca brûle à l’intérieur !

L’huile du tagine a débordé et s’est répandue sur le gaz. Si nous avions été éloignés quelques instants, nous serions à la rue, sans papier, ni vêtement,ni couchage. Nous avons frôlé la catastrophe.

 

29 janvier                                                                                                                                                                                                                      

Nous avons fini notre quatrième séjour à « Atlantica parc » avec Monia et Alain. C’est sans doute leur dernier séjour car eux aussi ont tout vendu et partent s’installer en Nouvelle Calédonie.

Finalement, nous nous sommes faits à cet endroit surfait où c’est la course aux équipements, où il faut avoir le plus gros quad,  la plus grande parabole et les plus puissants panneaux solaires. Nous ne nous occupons de personne et passons beaucoup de temps à la piscine qui n’est pratiquement pas fréquentée. Les autres s’occupent à promener leur chien voir « leurs chiens » et sillonnent les allées avec leur véhicule annexe.

Nos journées se passent donc entre la piscine, la visite des artisans qui ont travaillé pour nous, l’épicerie et un petit bonjour à nos amis hollandais Mariane et Jacques.

Alain est un ancien gymnaste et il ne fait pas du tout ses 64 ans, quant à Monia, c’est une fervente du bricolage féminin et des confitures. Brigitte ira jusqu’à s’essayer à la confiture d’orange, mais le résultat sera une grosse pâte de fruit à l’orange.

 

ESSAOUIRA

31 janvier                                                                                                                                                                                                                    

Nous n’en avions jamais autant vus ! Nous croiserons environ cinquante campings car.                                                                                                     

En arrivant, nous sommes surpris par la fraîcheur, le vent souffle et le soleil ne parvient pas à réchauffer l’air. Nous nous faisons guider à travers un dédale de voitures dont certaines seront déplacées à la poussette . Une fois garé, le gardien nous annonce cinquante Dh, il ne veut pas négocier, nous faisons alors demi-tour avec la même difficulté et partons en chercher un autre.                                                                                                                                    

Le gardien nous demande trente et négocions à vingt.                                                                                                                                                       

Le port et les remparts font un peu penser à St Malo, une nuée de mouettes fait un vacarme épouvantable. Nous revenons vers seize heures à la cabane et c’est un véritable four, j’avais oublié de couper le chauffage.

1 février                                                                                                                                                                                                                         

Nous changeons de parking car aujourd’hui, il est interdit. C’est comme ça ici, un jour c’est bon, le lendemain c’est différent.

Dans une impasse, un gardien nous invite à prendre place sur son territoire pour vingt Dh, Brigitte négocie à quinze.

Nous déambulons dans la médina avant de nous installer aux grillades du port. Le prix est de cent soixante pour un loup de mer avec salade et boisson, non négociable, chaque snack étant aligné. Brigitte arrache finalement un loup de deux kilos avec salade et crevettes et bouteille d’eau pour cent Dh. Je n’explique pas comment elle s’y prend, ce serait trop long.

L’après midi, nous nous perdrons dans la médina, à cause de moi. J’étais convaincu d’être à un endroit alors que nous étions à l’opposé. Nous rentrerons fourbus, le mollet dur mais l’œil morne et nous ferons des crêpes.

Il ne faudra pas nous bercer !

A quatre heures du matin, un moteur se met à hurler pendant un bon laps de temps. L’échappement est presque libre et le plaisantin met le paquet.

Je me lève comme d’habitude vers six heures, déjeune et écris un peu. A sept heures, même tintamarre qu’à quatre heures. Le bruit est vraiment assourdissant. J’enfile un pantalon et sors, il semble surpris de ne pas voir un papy rabougris, Je lui hurle dessus, lui reproche son tapage de la nuit, l’informe que j’ai payé pour dormir ici, il me rétorque que c’est un faux gardien, et je lui dis que c’est un connard. Il est vraiment surpris, je rentre et l’observe à travers ma moustiquaire. Il ouvre son capot, débranche la batterie, semble débrancher les fils sous le tableau de bord et entre à l’hôtel où il semble travailler.

Nous prenons un café avant de quitter les lieux car je crains qu’ils n’avertissent des copains.

Il revient et bricole encore sa voiture et raconte à ses collègues qui embauchent ses misères. Tout est prêt pour le départ, mais je ressors une deuxième fois pour vérifier si un clou n’est pas dressé sous un de mes pneus. Je le regarde au passage, il ne bronche pas.

Nous prenons la route de Oualidia.

OUALIDIA

2 février                                                                                                                                                                                                                             La route est vraiment calme et reposante, les prés verdoyants les murets et les quelques buissons nous rappellent la France. C’est tout vert jusqu’au bord des plages, les villages ne s’accumulent pas tous les dix kilomètres et c’est un vrai bonheur de rouler ici.

La lagune est toujours aussi belle et les vagues qui s’écrasent sur les rochers aussi impressionnantes.

Brahim nous installe sur le parking et nous parlons de Chantal et Jean Pierre qui ici sont connus et appréciés.

A midi nous partons sur la plage et un pêcheur nous prépare huit soles et une petite lote négociées à un prix que même Brahim n’aurait pas imaginé. Ca passe directement de la mer à l’assiette.

Le soir, nous inviterons Brahim à l’apéro et parlerons de notre passage dans le no man’s land avec Chantal et Jean Pierre.

 

EL JADIDA

3 février                                                                                                                                                                                                                        

Nous retrouvons El Jadida que nous avions quitté depuis trois mois. Nous avions déjà oublié que la campagne était si verte. A peine arrivés, nous saluons Halim, le livreur de gaz à mobylette et passons chez Isabelle et Didier le soir. La conversation est animée et leur amie Michelle, expatriée elle aussi, est une femme gaie et aussi interressante que nos amis. Isabelle a deviné ce qui nous manquait le plus depuis notre départ de France et nous a préparé entre autre une magnifique laitue et du jambon fumé que je savourerai sans retenue au risque de passer pour un mal élevé.                                                                  

En fin de soirée, Didier nous ramènera au camping pour nous éviter de poiroter à la recherche d’un taxi perdu.

 

5 février                                                                                                                                                                                                                       

Nous avons passé la journée d’hier à faire du rangement, de l’entretien, des course et un tas de tâches diverses.                                                                                                                                                                                                                         

Au retour de courses, le taxi nous dépose près de voyageurs qui ont un bébé. Alice et Youssef vont sillonner le Maroc avec Janelle qui avait trois mois lorsqu’ils se sont mis en route. Eux aussi ont choisi de tout laisser pour voyager. Youssef fait des saisons et travaille jusqu’à douze heures par jour pour se permettre cette fantaisie et la petite Janelle n’est pas dans un cent mètres carré, mais elle profite ainsi de ses deux parents au maximum.

 

6 février                                                                                                                                                                                                                         

Nous passons chez le marchand de tissus pour faire un drap housse et une enveloppe de traversin, puis au sucré salé pour bavarder avec Sébastien.   Le soir nous sommes invités chez Michelle avec Isabelle et Didier. La soirée sera centrée sur certaines habitudes des Marocains. L’enquête est en cours, il s’agit de savoir pourquoi les hommes se grattent sans cesse le pantalon.

 

8 février                                                                                                                                                                                                                       

Radija et Patrick nous recoivent pour le couscous. Nous savons que ce plat préparé par une Marocaine sera délicieux. Le petit Sami est adorable et nous a complètement séduit. Radija et ce qu’on appelle une jolie Marocaine moderne, habillée à l’européenne, qui comme Patrick ne semble pas emballée par El Jadida.

Il est vrai que nous sommes moins emballés qu’il y a trois mois. Après avoir vu le Sahara, les Berbères, les village et les villes, nous avons des éléments de comparaison. Cette ville fait partie des plus sales, le climat est très humide et les appartements sont glacés. Mais le plus difficile à supporter, ce sont les terrasses désertes de femmes à quelques rares exceptions.

Nous ne pourrions vivre ici à l’année. Je pense que si Michele trouvait un compagnon, elle quitterait facilement El Jadida, ses commentaires confirment nos impressions.

Le soir, deuxième couscous chez Isabelle et Didier. Il est aussi délicieux que ce midi. Isabelle nous a proposé de faire tourner une machine à laver et nous avons amené nos draps.

 

10 février                                                                                                                                                                                                                      

Nous avons un vrai défi à relever, inviter des gens à déjeuner. Ce ne sera pas facile, nous avons peu de vaisselle et casseroles. Heureusement, le gérant du restaurant met à notre disposition sa terrasse et ses tables. Nous serons au milieu des palmiers, pas très loin de notre cuisine. Peu importe la vaisselle pourvu qu’on ait l’ivresse. Ce sera donc assiettes plastique, nappe de fortune , mais couverts en fer avec l’aide de nos invités. Michèle est venue avec ses délicieux gougères.

Isabelle, Michèle, Radija, Didier et Patrick serons donc nos cobayes. Une fois de plus, Sami sera le clou du spectacle et la discussion ne sera pas centrée sur les tics masculins au Maroc.

11 février                                                                                                                                                                                                                  

Dominique et Joél arrivent d’Agadir. Ils sont sur le retour. Un couple de plus qui a tout largué pour voyager. Leur repli  est en Hongrie.                                         

Ce nouveau pays de l’Europe n’est qu’à 1100 km de Nancy, pas besoin de bateau pour s’y rendre, la culture est assez proche de la notre et surtout, il est possible de garder le camping car. Ils y habitent en juillet et aout lorsque la température frôle les trente degrès et ils ne sont qu’à 120 km de Vienne. Ce choix me semble judicieux et notre prochain voyage passera par la Hongrie.

RABAT

 

 

12 février

Quel contraste en arrivant à Rabat !

Je comprends que Radija regrette tant cette ville. C’est propre, la majorité des femmes sont vêtues à l’européenne et les terrasses ne sont pas surpeuplées d’hommes. Dans la médina, nul besoin de regarder où on met les pieds et les gens sont complètement indifférents à notre passage. Nous nous sentons bien.

Nous nous installons au camping de la plage à Salé, c’est très moyen, les sanitaires délabrés et l’environnement bruyant.

Nous pensions avoir apprécié l’hospitalité marocaine dans les lieux les plus insolites, Et bien non !

Dans un magasin de pièces détachées pour automobiles, le comptoir d’Agadir, autrement dit le magasin le moins convivial qui soit, nous avons raconté notre voyage à Mohammed, Abdel et rapidement les autres vendeurs se sont intégrés à nous. Installés derrière le comptoir, ils nous ont invité à passer côté vendeur pour prendre le thé. Brigitte s’est assise derrière le bureau du responsable et la conversation a duré une heure. La plupart était Soussis et nous les avons quittés à cause du parcmètre, autrement nous y serions peut être encore.

Quelle surprise en sortant ! Une manifestation populaire. Ce grand rassemblement de mécontents réclame du travail en brandissant un pain et perturbe la circulation, la banderole fait bien quinze mètres et le déplacement se fait à coup de slogans, mais dans le calme et les piétons semblent très attentifs aux revendications.

13 février

J’ai mal dormi cette nuit, des chiens aboient toute la nuit sans interruption.

Un peu d’exercice ne nous fera pas de mal. Nous déambulons la médina de Salé. C’est immense et curieusement, on ne s’y perd pas. Le plus étonnant est le choix de gâteaux dans les pâtisseries, je n’en avais jamais vu autant. Cette médina est très agréable à visiter, l’absence de touriste en est sans doute la raison.

Nous partons ensuite à Rabat, toujours à pieds et croisons encore une manif. Ils brandissent leur diplôme et réclament du travail.

Nous passons au comptoir d’Agadir pour acheter des cosses, un relais et un interrupteur. L’accueil est chaleureux comme si nous étions des amis, je promets de mettre mon site à jour quand j’aurai trouvé un cyber. Abdel me propose aussitôt de le faire ici. Je m’installe donc au bureau et effectue mes dernières modifications dont la conversation d’hier à leur magasin. Ensuite, je leur montre ce que j’ai fait depuis notre arrivée au Maroc. Nous sommes de nouveau invités au thé. Je demande à payer les pièces que je viens d’acheter et Mohammed refuse. Je pense que ce n’est pas la peine d’insister, c’est au nom de l’amitié.

Nous les quittons en leur donnant rendez vous pour novembre.

Après avoir fait dix bonnes minutes de marche, je me fait interpeller, c’est l’électricien qui m’apporte le plan de branchement que j’avis oublié sur le comptoir.

MEKNES

14 février

Avant de nous installer à Meknes, nous faisons un crochet à Volubilis, trente km au nord.

Cette ville romaine est malheureusement un peu encombrée par des mauvaises herbes, mais les édifices et l’avenue centrale sont bien dégagés. Le site reflète bien ce que devait être la vie sociale mille huit cent ans en arrière. Les portes, les termes et la grande place évoquent la grandeur de l’empire Romain.

Le camping de Meknes est assez difficile à trouver. Il faut franchir une porte, longer les remparts, traverser une immense place fortifiée, puis franchir une nouvelle porte. C’est un peu surprenant de trouver un camping dans ce décor.

A l’heure de la prière, c’est assez surprenant et insolite. Pour la première fois, je trouve ça mélodieux et les cinq mosquées qui entourent le palais semblent en accord et les remparts donnent une acoustique particulière, un peu comme des chants Corses dans les montagnes. Le son semble tourner autour de nous.

La ville est entourée d’une triple muraille de vingt cinq km et nous sommes dans la partie la moins urbanisée. Le soir nous marcherons jusqu’à la médina en empruntant la route qui longe le palais. Ca semble irréel et artificiel. La route est entre de hauts remparts et doit bien faire un km et demi. Elle est complètement déserte hormis les guérites des policiers qui bavardent volontiers avec nous. Nous sommes dans un couloir géant propre et très bien éclairé. Les quelques portes sont magnifiquement sculptées et la place sur laquelle nous aboutissons  peu animée. Nous passons une heure sur internet et rentrons vers vingt deux heures trente.

Nous retrouvons le camping très arboré, avec ses pistes bétonnées dans cet endroit incroyable il faut bien le dire.

15 février

Même parcours qu’hier soir avec Régis, montagnard solitaire, excellent électricien, qui a aménagé un fourgon frigorifique de façon très originale. Son poêl à bois, sa gazinière d’appartement et son lit valent le détour. Il vit dedans à l’année et voyage avec quand il ne travaille pas.</span

Date de dernière mise à jour : 28/01/2014

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